« J’ai déjà OneDrive, mes fichiers sont dans le cloud, je suis tranquille. » C’est ce que pensent la plupart des gens, et c’est la raison pour laquelle beaucoup perdent leurs fichiers malgré tout. Voici pourquoi, en termes simples.
Les deux mots servent souvent l’un pour l’autre. Ils désignent pourtant deux choses très différentes, et c’est toute la source du malentendu.
Un service de stockage garde vos fichiers tels qu’ils sont maintenant, et les montre à jour sur tous vos appareils. Vous modifiez un document sur l’ordinateur, il change sur le téléphone. C’est commode, c’est fait pour travailler, et c’est très bien fait.
Une sauvegarde garde des copies datées de vos fichiers, mises à l’abri, et que rien ne peut plus modifier. Elle ne suit pas vos fichiers : elle en conserve le souvenir, pour que vous puissiez revenir en arrière.
Autrement dit : le stockage suit vos fichiers, la sauvegarde les précède. Le premier reproduit fidèlement ce qui leur arrive — y compris le pire. La seconde garde ce qu’ils étaient avant que ça n’arrive.
Il abrite votre voiture, vous y accédez quand vous voulez, elle y est toujours dans l’état où vous l’avez laissée. Personne ne songerait à s’en passer.
Elle semble ne servir à rien tant que tout va bien. C’est la seule chose qui compte le jour de l’accident. Et surtout : elle n’est pas dans le garage. Si le garage brûle, l’assurance est toujours là, et vous récupérerez votre voiture.
Personne ne confond son garage avec son assurance auto. C’est pourtant exactement ce qu’on fait quand on prend un cloud pour une sauvegarde. Les deux sont utiles, et les deux sont nécessaires — mais l’un ne remplace pas l’autre.
Quelqu’un ouvre une facture reçue par e-mail. Elle n’en est pas une. Un rançongiciel se met au travail et commence à chiffrer les documents, un par un, en silence.
Le service de synchronisation fait son métier : il voit des fichiers modifiés, il les recopie. En quelques minutes, la version chiffrée a remplacé la bonne partout, y compris sur les autres appareils.
C’est l’étape qu’on oublie. Un rançongiciel ne se contente pas de chiffrer : il cherche ce qui pourrait annuler son travail. Depuis un ordinateur dont la session cloud est ouverte, il peut vider la corbeille et supprimer les versions antérieures — celles-là mêmes sur lesquelles vous comptiez.
On découvre les dégâts. Restent les versions que l’attaquant n’a pas pu atteindre… si elles existent encore, et si le compte n’a pas été touché lui aussi.
Avec une vraie sauvegarde, ce lundi matin ressemble à autre chose : les copies du jeudi soir existent, elles n’ont pas bougé d’un octet, et rien de ce qui s’est passé sur l’ordinateur n’a pu les atteindre — parce que cet ordinateur n’a jamais eu le droit d’y toucher, même complètement pris en main.
Il reproduit fidèlement ce qu’il voit. C’est sa qualité première, et c’est aussi sa limite : un miroir reproduit aussi les dégâts.
Barnabet y dépose des copies datées, et n’a plus le droit d’y toucher : ni les modifier, ni les effacer. Ce qui est déposé est verrouillé chez l’hébergeur, y compris pour nous.
| Cloud de synchronisation | Barnabet | |
|---|---|---|
| Recopie un fichier chiffré ou effacé par erreur | Oui, en quelques secondes | Non : les versions d’avant restent |
| Jusqu’où remonter dans le temps | De l’ordre de 30 jours, selon l’abonnement | 90 jours |
| Effaçable par qui prend la main sur le compte | Oui | Non : ce qui est déposé est scellé 45 jours, même pour nous |
| Revenir à une date choisie | Fichier par fichier | Dossier par dossier depuis l’application, en totalité avec notre aide |
| Vous prévient si la protection ne fonctionne plus | Non | Oui : alerte après cinq jours sans sauvegarde |
Deux durées, deux questions. 90 jours, c’est jusqu’où vous pouvez remonter. 45 jours, c’est la période pendant laquelle une sauvegarde déposée est absolument ineffaçable — pas même par nous, pas même par l’hébergeur. Au-delà de ces 45 jours, les versions sont toujours là et toujours récupérables : elles ne sont simplement plus scellées.
Elles valent pour Barnabet comme pour n’importe quel autre outil. Si les trois réponses ne sont pas claires, la protection ne l’est pas non plus.
C’est la question décisive. Si l’ordinateur peut effacer ses propres sauvegardes, un rançongiciel le peut aussi. Chez Barnabet, le poste a le droit de déposer, jamais de supprimer — et ce n’est pas un réglage, c’est inscrit dans les droits d’accès eux-mêmes.
Une attaque se découvre rarement le jour même. Un historique de quelques jours ne sert à rien. Il en faut assez pour couvrir le temps qu’on met à s’apercevoir du problème : 90 jours chez nous.
Une sauvegarde qui a cessé de fonctionner il y a six mois ne se remarque que le jour où l’on en a besoin. Barnabet surveille, et prévient — vous, et nous.
Il n’y a rien à remplacer et rien à désinstaller. Votre cloud reste ce qu’il est de mieux : l’endroit où vous travaillez, partout, tout le temps. Barnabet s’installe à côté, sauvegarde vos dossiers synchronisés comme les autres, et se fait oublier.
Une seule précaution. Pour économiser de la place, votre cloud garde parfois des fichiers « en ligne uniquement » : ils apparaissent dans l’Explorateur, mais ne sont pas réellement sur la machine. Barnabet ne peut pas sauvegarder ce qui n’y est pas — alors il vous dit exactement combien de fichiers sont dans ce cas. Pour les protéger : dans l’Explorateur, clic droit sur le dossier, puis « Toujours conserver sur cet appareil ». Ils redescendent sur l’ordinateur, et la sauvegarde suivante les emporte.